Fondée en 1316, par la vicomtesse Marguerite de Béarn, devient au XVIe siècle la place forte du Béarn souverain sous l'impulsion d'Henri II d'Albret. Encore aujourd'hui elle possède une enceinte bastionnée de 1400 m, remarquablement préservée.

De la bastide aux bastions

Fondée en 1316, par la vicomtesse Marguerite de Béarn, Navarrenx est un lieu important d'échanges marchands à la frontière du Pays Basque. Au XVIe siècle, sa destination est complètement bouleversée sur décision du vicomte Henri II d'Albret. Alors proche de François Ier dont il épouse la soeur, Marguerite, il participe aux campagnes militaires italiennes. Il y découvre les avancées technologiques des ingénieurs transalpins. L’un d’entre eux, Fabricio Siciliano, est choisi par Henri II d’Albret, en 1538, pour reprendre la fortification de la ville de Navarrenx dont il voulait faire la place forte du Béarn, face à la Navarre espagnole et la proche Soule française. Aux hautes tours médiévales, vulnérables à l’artillerie, les ingénieurs italiens préféraient les « boulevards » ou bastions. Les formes rondes cédent la place aux angles et les masses de terre entrent en concurrence avec la pierre et la brique, préfigurant Vauban, plus d’un siècle auparavant.

Un équipement défensif moderne

Ces fortifications sont définitevement achevées en 1549. Navarrenx, avec son dispositif de remparts dits « élastiques », appuyés sur de forts talus et son système d’angles saillants protégés par des bastions, et demi-bastion à simple face ou à orillons, sans être révolutionnaire, représente un exemple d’architecture militaire à peu près unique en France au début du XVIe siècle. Elle dessine un polygone renforcé à chaque angle par un bastion à orillons. Sur les cinq bastions, deux sont pourvus de galeries de contremines autrement d'un système de galeries, plus de 300 mètres, pour contrer les potentiels assaillants.

Le siège de 1569

Le capitaine Terride placé en 1569 à la tête de troupes catholiques par le roi de France désireux d’annexer l’État souverain protestant de Béarn alors gouverné par Jeanne d’Albret, éprouve lorsqu’il assiége Navarrenx, la qualité défensive de la citadelle. Il ne peut la soumettre en dépit des mille huit cents charges d’artillerie qui en battent les remparts et des deux mois et demi de siège. Il doit battre en retraite, chassé par les troupes protestantes de Montgomery, qui viennent au secours de l’armée du baron d’Arros, lieutenant-général de la reine.

 

Adresse

Porte Saint-Antoine

64190 Navarrenx

Localisation

Galerie

    L'enceinte bastionnée de Navarrenx L'enceinte bastionnée de Navarrenx L'enceinte bastionnée de Navarrenx L'enceinte bastionnée de Navarrenx L'enceinte bastionnée de Navarrenx
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