Suivant un axe nord-ouest/ sud-est, la faille ardoisière signale une rupture géologique entre les plateaux granitiques du limousin et le bassin gréseux de Brive.

La faille ardoisière

 

Elle marque la limite entre le bassin sédimentaire de Brive au sud et les plateaux limousins au nord. Dégagée par l'affaissement du bassin de Brive, elle laisse apparente un filon de schiste ardoisier formant une ligne du nord-ouest au sud-est du territoire. Les sols schisteux sont peu profonds et caillouteux en surface. Les ardoises s'enfoncent dans le sol en murs verticaux, séparés par des failles parfois visibles dans le paysage comme à Malaval, sur la commune de Saint-Solve, ou encore sur le site des Pans de Travassac, commune de Donzenac. Au sud, dans le bassin, les grès s'empilent en couches inclinées sur les ardoises.

Particulièrement marqué entre Juillac et Donzenac, le talus offre sur plus du tiers des pentes une inclinaison supérieure à 20%. Petites villes, bourgs et villages comme Allassac, Voutezac ou Vertougit y bénéficient d'une situation dominante sur le bassin de Brive. Depuis ce talus, le paysage s'ouvre sur la plaine de la Vézère, le cirque du Saillant ou encore les buttes témoins de l'Yssandonnais. Les coteaux sont aujourd'hui encore marqués par l'histoire de l'exploitation ardoisière et la culture de la vigne.

L'exploitation

 

Les Ardoisières connaissent un âge d'or à partir de 1900, grâce à l'apparition de l'électricité sur les chantiers, qui révolutionne les conditions de travail et d'exploitation. A la veille de la Première Guerre mondiale, la Corrèze compte plus de 600 carriers. Mais les hommes étant mobilisés, les ardoisières ferment en 1914. A partir de ce moment, elles ne pourront plus être aussi performantes. Les difficultés grandissent après la Première Guerre mondiale, mais surtout après 1945.

La quasi-impossibilité de mécaniser l'extraction et la concurrence des autres bassins ardoisiers comme ceux d'Angers, d'Espagne et du Portugal, entraînement une fermeture progressive à partir des années 1960 des carrières corréziennes.

L'exploitation a été relancée dans les années 1990 par l'entreprise Burgeat avec des machines permettant une mécanisation partielle de la production.

Les Pans de Travassac

 

Les pans, véritables murs de pierre dégagés par l'extraction, ne sont pas à proprement parler de l'ardoise. Ils sont constitués de cristaux plus gros et disposés en désordre. Le quartz y est abondant, la roche est dure et ne se clive pas (ne se « fend » pas).

Ces carrières sont transformées, en 1997, en site touristique.

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