La chartreuse du Glandier

D'après la légende, cette chartreuse aurait été fondée en 1219 par Archambaud de Comborn, en expiation d'un crime. D'après les sources, la chartreuse existait déjà en 1184 lors du passage à Glandier du convoi funèbre d'Henri le Jeune, fils d'Henri II Plantagenêt.

L'ordre des Chartreux est créé en 1084 par saint Bruno. C'est un ordre contemplatif de type semi-érémitique : vie en communauté, cloîtrée, dédiée à la prière. Les chartreuses sont des monastères, qui accueillent en général une dizaine de moines (pères) et autant de convers (frères).

L'espace bâti d'une chartreuse se compose de bâtiments dédiés aux pères (maison haute ; pavillons disposés autour du cloître) et d'autres destinés aux frères (maison basse), et enfin d'une église, d'un chapitre, d'un réfectoire, et d'un cimetière, destinés à la vie commune.

La chartreuse de Glandier a été régulièrement ruinée et rebâtie au cours des siècles, notamment lors de la guerre de Cent ans, des guerres de Religion et de la Révolution. La dissolution des ordres religieux à la Révolution entraîne la dispersion des chartreux en 1791. Au XIXe siècle, une forge est construite sur le site. La mort inexpliquée en 1840 de son propriétaire, Charles Lafarge, est le point de départ de « l'affaire Lafarge », importante affaire criminelle française du XIXe siècle, dans laquelle sa femme est soupçonnée d'empoisonnement. En 1860, les chartreux redeviennent propriétaires de Glandier. Ils reconstruisent à nouveau le monastère qui est achevé en 1878 (état que l'on voit aujourd'hui). Ils privilégient l'emploi de la brique à la pierre.

Les moines quittent Glandier au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. Durant la Première Guerre mondiale, les bâtiments sont utilisés pour accueillir 600 enfants belges. De 1920 à 1960 la chartreuse est transformée en préventorium pour les malades de la tuberculose.

En 1966 s'ouvre un centre de psychothérapie pour enfants, remplacé ensuite par un centre médico-social pour adultes handicapés. Depuis 1995 le site est géré par un Etablissement Public Départemental Autonome.

L'église paroissiale

La cure de Beyssac est mentionnée au VIe siècle dans le testament de saint Yrieix. L'église actuelle passe pour avoir été construite par Etienne Aubert des Monts, pape en Avignon sous le nom d'Innocent VI de 1352 à 1362, mais rien ne permet de l'affirmer. Les deux clés de voûtes qui portent ses armoiries sont refaites.

L'église, d'apparence régulière, est composée d'un chevet fermé par un mur plat et d'un vaisseau à nef unique sur laquelle s'ouvrent deux chapelles doubles. Une sacristie a été ajoutée au sud-est. Le portail d'entrée présente des chapiteaux-frises ornés de motifs végétaux datables du XIVe siècle. Il est surmonté d'un clocher-mur percé de deux baies. L'ensemble de l'église est voûté grâce à des ogives retombant sur des consoles ou des chapiteaux simplement sculptés de motifs végétaux. Les baies situées au sud conservent leurs réseaux de pierre caractéristiques du style gothique rayonnant tardif. Ces éléments laissent penser qu'une reconstruction importante de l'église a eu lieu durant le XVe siècle. L'église est inscrite au titre des monuments historiques en 1926. Les vitraux ont été restaurés en 1952.

L'édifice a fait l'objet d'importantes restaurations au XIXe siècle. La toiture de l'église a été refaite en 2012 avec le concours de la Fondation du Patrimoine.

La jumenterie de la rivière

Sur la commune se trouve également une ancienne jumenterie nationale dédiée à l'élevage de chevaux de race Anglo-arabe. Cet ensemble est une ancienne dépendance du domaine de Pompadour situé à 4 km plus au nord. Le site comprend des écuries ainsi que des vestiges d'un château du Moyen Age. Aujourd'hui, le domaine est dédié à l'entraînement des chevaux pour les concours de saut d'obstacle.

 

 

Adresse

Grande rue

19230 Beyssac

Localisation

Galerie

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