Ville d'art et d'histoire de Bordeaux

Les échanges commerciaux, humains, intellectuels ou artistiques, ont façonné cette ville portuaire, implantée au fonds de l’estuaire de la Gironde dès l’Antiquité. Ce rôle de centre d’échanges d’influences sur plus de 2000 ans, participe à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 2007 d’une zone urbaine importante. L’UNESCO reconnait aussi en "Bordeaux, Port de la Lune" un ensemble urbain et architectural classique et néoclassique exceptionnel. Mais la ville, cœur d'une métropole en mouvement, se livre pleinement bien au-delà du centre historique préservé.

"Bordeaux est un présent que la Garonne a fait à la France. C'est le fleuve qui l'a créée, plutôt que les hommes. Il a été la raison d'être de son existence, avant de devenir l'arbitre de ses destinées." Camille Jullian, 1895.

Au cœur du développement de la ville : le fleuve

L’occupation durable du site est attestée au VIe siècle avant notre ère, mais c’est la conquête romaine qui constitue une cité autour d'un carrefour commercial, rive gauche de la Garonne au niveau de l’actuel centre historique. Son histoire est liée à la genèse de son port depuis la plus haute Antiquité. À la croisée des voies naturelles et commerciales reliant l’Atlantique à la Méditerranée, le premier port de Burdigala (Bordeaux romaine) est un bassin intérieur implanté sur les berges de la Devèze, ruisseau (ou estey) se jetant dans la Garonne. C’est le levier d’une première ère d’expansion de la ville, liée déjà au commerce du vin.

L’existence de plusieurs cours d’eau conditionne le développement de la ville. Après un déplacement du port sur l’estey du Peugue plus au sud au VIe siècle, la ville aux siècles suivants siècle s’urbanise vers le sud. Les murailles antiques (IVe siècle) sont supplantées par de nouveaux remparts construits aux XIIIe, avant une période de troubles de la guerre de Cent Ans qui oppose français et anglais.

Le port migre enfin au début du XIVe siècle sur les berges de Garonne. La population déborde hors des murailles dans de nouveaux faubourgs et une troisième enceinte est construite.

Les marécages, freinant encore l’urbanisation au nord, sont asséchés par les ingénieurs hollandais au XVIIe siècle. La ville développe son commerce attirant de nombreux négociants de toutes nationalités. Ce phénomène se poursuit au XVIIIe siècle : alors l’un des premiers ports de France, Bordeaux change pour se dévêtir de ses habits médiévaux. L’urbanisme des Lumières ouvre la ville avec le percement de larges cours, de places et la création de lieux de promenade.

La construction du pont de pierre en 1822 favorise le développement de la rive droite, tandis que rive gauche, la création des boulevards et de nouveaux cours au milieu du siècle transforme encore le tissu urbain.

Le Bordeaux de l’entre-deux-guerres est marqué par le port industriel florissant. La Bastide accueille notamment de nombreux entrepôts et usines. En 1968 Bordeaux et les communes limitrophes forment une communauté urbaine d’un demi-million d’habitants, poursuivant la dynamique d’extension territoriale.

A l’horizon 2030, Bordeaux offre le visage d’une Métropole établie sur les deux rives du fleuve par l’aménagement de nouveaux quartiers et la création de nouveaux ponts au nord et au sud de la ville.

Adresse

Centre d'interprétation Bordeaux Patrimoine Mondial - CIAP - 2-8 place de la Bourse - 33000 Bordeaux

Localisation