Pays d'art et d'histoire de Saint-Jean de Luz et Ciboure

Le programme du Pays d’art et d’histoire invite petits et grands, habitants ou visiteurs à pousser les portes dérobées pour découvrir son histoire et son patrimoine. Visites patrimoniales, visites contées ou théâtralisées, cycle de conférences ou pause patrimoine sont autant de rendez-vous permettant de découvrir la richesse de ses patrimoines : de la cité corsaire aux villas balnéaires en passant par l’activité du port et les ouvrages de protection de la baie.

Du XIIe au XVIe siècle, un territoire marqué par les conflits avec l’Espagne

Si un premier foyer de peuplement est attesté au XIIe siècle c’est avec le développement de l’activité du port et de la pêche que l’urbanisation de la baie s’intensifie. Proche de l’Espagne, Saint-Jean-de-Luz subit les conséquences des conflits. Seule la maison « Esquerrenea » et les bases de l’église Saint-Jean-Baptiste échappent aux flammes de l’incendie de 1558. A la fin du XIV, les marins basques découvrent à Terre-Neuve d’immenses bancs de morues. La prospérité de la baie, suivie de la création de la commune de Ciboure en 1603, annonce un nouveau siècle florissant.

 

XVIIe siècle, le siècle d’or

Les demeures d’armateurs fleurissent au XVIIe et XVIIIe siècle et témoignent d’un territoire prospère grâce à la pêche à la baleine, à la morue et aux guerres de courses. Un siècle également marqué par les églises Saint-Jean-Baptiste et Saint-Vincent, emblématiques de l’architecture religieuse basque. En 1611, à la suite des procès de sorcellerie, le lien entre Luziens et Cibouriens est renforcé par la création du couvent des Récollets. Parallèlement la baie s’étoffe : phares, feux d’alignement, creusement d’un nouveau port... Pour se protéger un fort militaire est construit en 1627 puis modifié selon les plans de Vauban.

 

XVIIIe siècle, déclin économique et menace de l’océan

A la fin du XVIIe siècle une série de tempêtes a progressivement érodé les falaises et la dune qui protégeaient la baie. Les premiers systèmes de protection, mal entretenu, n’y changent rien. A cette calamité s’ajoute le déclin de la pêche. Cependant, dans la seconde moitié du siècle, la pêche à la sardine permet de relancer l’activité du port et d’installer des manufactures de salaison.

 

XIXe siècle, le développement urbain et l’aventure balnéaire

Au XIXe siècle, avec la construction d’un second pont et le comblement des marais, de nouveaux quartiers voient le jour. Grâce au soutien de Napoléon III, la baie est enfin sécurisée par la construction de trois digues. Le tourisme balnéaire va à son tour profondément modifier le paysage urbain avec l’apparition de villas, de jardins et d’équipements de loisirs. Mallet Stevens, Pavlovsky ou encore Godbarge, font de la baie un véritable laboratoire d’architecture aujourd’hui indissociable de l’identité du territoire.

 

Depuis le XXe siècle...

Le développement de la baie s’est poursuivi au XXe siècle sous la forme d’ensembles résidentiels massifs. Au côté du tourisme grandissant, la pêche s’organise autour des conserveries puis évolue à partir de 1950 par de nouvelles expéditions à Dakar faisant de de Saint-Jean-Luz et Ciboure le premier port thonier français. Aujourd’hui sa criée toujours en activité fait partie des dix plus importantes de l’hexagone.

Adresse

Hôtel de ville
Place Louis XIV
64500 SAINT-JEAN-DE-LUZ

Localisation

Galerie

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